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Un BLOG de la Rédaction
du Journal SUD OUEST

Les Lionceaux de la Teranga
Le Sénégal depuis l’institut Diambars, centre de formation de jeunes footballeurs

Archive du janvier 2008

Tout simplement… élégant

31 janvier 2008 - Lire la suite Tags: none

Allo Maman dodo

Il était une fois question d’étapes. Tous prenons goût à transformer une date,

un moment clé en virage. Presque nous arriverions à matérialiser la métaphore. Le dit virage est plus ou moins prononcé, plus ou moins facile à négocier. Il est plus ou moins nécessaire de ne pas le rater.
 

Il y a un parfum de ligne droite, apparu avec le passage à la nouvelle année : celle qui annonce la prochaine courbe, comme si le passage en 2008 avertissait sur un panneau triangulaire « attention, virage dangereux à 150 mètres ». Dans cinq mois maintenant, cinq ans après leur arrivée dans ce qui s’apparentait alors plus à un Algeco géant qu’à un centre de formation, 32 jeunes vont arriver au terme de leur formation. Ils voient le tournant. Ils ne voient que ça d’ailleurs. Mais ils ne visualisent pas ce sur quoi il débouche et ça, ça ne leur plaît pas.
 

L’inconnu peut avoir du bon. Elle peut être séduisante et on peut prendre plaisir à l’embrasser si elle s’accompagne du sentiment que, quoi qu’il advienne, ce ne peut être que du tout bon. Mais chez les Diambars en ce moment, l’inconnu pèse, l’inconnu oppresse. Ici, l’inconnu, c’est la peur du vide, de se dire qu’il n’y aura rien ou pis, l’éloignement de leur rêve de gosse. Aucun d’eux n’est capable de dire, aujourd’hui, où il se trouvera le 30 janvier 2009 : dans le vestiaire d’un grand club européen ou chez lui, le cul sur une natte, coincé entre la télé et le téléphone. J’ai eu une longue discussion la semaine passée avec l’un des jeunes pour qui j’ai une affection particulière.
 

« Ce qui est difficile dans la vie, c’est de ne pas savoir où tu vas aller […] On ne sait pas où on va, on sait pas ce qu’on va faire. Souvent le soir dans ma chambre j’y pense et je n’arrive pas à m’endormir. »
Je le crois volontiers. L’heure est venue de passer à autre chose et il ne se voit pas s’éterniser plus longtemps. Dans sa bouche, transpire le sentiment que rester reviendrait à piétiner.
« - Dans cinq mois, perso, si on ne me trouve pas quelque chose, je ne reste pas. J’ai fait cinq ans ici. Qu’est-ce que j’irais faire une année de plus ?
-         Mais si tu n’as aucun contact ? Tu ne crois pas que tu serais mieux ici, si le club pro Diambars est créé ? Il vaut mieux faire une année supplémentaire, profiter des entraînements pour progresser, des matchs pour se montrer et des cours proposés ici plutôt que de rester à Dakar, à attendre que le téléphone sonne en prenant du gras.
-         Oui, c’est vrai ce que tu dis. C’est vrai… » Il a le réflexe de terminer ses constats amers par un soupir et un claquement de langue.
 

L’idée l’agace. Il est en attente du grand saut. Il n’a plus envie de reculer,

même si c’est pour mieux sauter. C’est un garçon raisonnable. Le connaissant, il s’y pliera si c’est la plus intelligente des options. Mais il devra ronger son frein et celui-ci commence à lui filer la nausée.
 

L’inconnu les angoisse mais le silence, lui, leur tape sur le système : « Quand tu es en Europe pour une tournée, on te dit qu’il y avait tel ou tel recruteur présent. On te dit qu’il a cité ton nom. Mais quand tu reviens ici, on ne t’en parle plus, on n’en entend plus parler. On dirait que rien ne s’est passé […] En quatre ans et demi, j’ai beaucoup appris, je ne suis pas déçu, vraiment, mais voilà, on nous dit rien, on ne nous parle pas de notre avenir. » Soupir, claquement de langue. Le concernant, on lui avait fait part une fois de l’intérêt d’Auxerre Il n’en a plus jamais entendu parler. Et ici comme ailleurs, le silence aime laisser parler à sa place son amie la rumeur: « Il paraît que des joueurs ont trouvé un club mais Diambars ne le dit pas, par rapport aux autres. C’est con. On va sortir bientôt. Au moins, celui qui est concerné se sentirait libéré si on lui disait. Ce serait mieux que là où tout le monde est crispé. Dans toutes les discussions, on ne parle que de ça. » Il paraît…
 

Le virage approche. La pression ne fait qu’augmenter. Nous sommes au mois de janvier. La qualité du sommeil va difficilement s’améliorer.


photo 2 : DR

30 janvier 2008 - Lire la suite Tags: none

Salon à l’étage

29 janvier 2008 - Lire la suite Tags: none

Galerie d’expressions

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26 janvier 2008 - Lire la suite Tags: none

Vue de ma chambre

24 janvier 2008 - Lire la suite Tags: none

C’est la reprise !

Nous y revoilà ! Là où le sable est partout, les gens chaleureux et les poubelles nulle part. Pas de pot, je suis rentré vendredi, une heure avant que tout le monde ne retourne passer le week-end dans les familles. Nous étions la veille du nouvel an musulman. Eh oui, celui-ci est fêté un mois après la Tabaski. Et je suis parti juste avant la Tabaski… Bah, cela donne une bonne raison de s’adresser les vœux. Ici, on souhaite « santé (une valeur internationale !) et prospérité ». J’ai quand même eu le temps de serrer quelques paluches, de demander si les fêtes se sont bien passées, de me gorger de quelques larges sourires de gens surpris – et visiblement contents – de me retrouver. Je ne vais pas faire le beau, d’autres se foutaient royalement de me revoir.

Quoi qu’il en soit, j’ai pu profiter de ma solitude forcée pour aller vérifier que la plage n’avait pas changé d’emplacement. Elle est toujours là. Et bien chargée. La station tourne plutôt bien ce mois-ci, je n’ai pas souvenir d’avoir vu autant de touristes les mois précédents. Il faut dire que les conditions météos sont optimales : beau et chaud, mais pas trop. Sur le retour, une mama m’a trouvé « très beau » et un quadra à qui j’ai rendu son « Bonjour le jeune » m’a trouvé « très sympa ». J’adore ce pays ! Le bonhomme, rien qu’au goût d’œil, a su que j’étais incroyablement sympathique. Il est fort, très fort. C’est donc très volontiers que j’ai fait un bout de chemin avec Vito, le roi de la pomme de terre ! Non je confonds. Vito, il est dans la pêche (il a dit « très sympa », pas « très drôle »).

« Alors ? Quoi de neuf depuis un mois ? » est devenu ma ritournelle, à la manière du l’inaliénable « Comment ça va. » Et on me fait toujours la même réponse : « rien. » C’est vrai qu’en un mois rien n’a changé, hormis la longueur de cheveux des jeunes. Le temps s’est comme figé. Les chantiers sont toujours en chantier. On sert toujours du riz au poisson. Les terrains synthétiques qui auraient dû être terminés pendant les vacances n’ont pas avancé d’un pouce. En théorie, l’entreprise chargée de terminer le boulot doit venir dans deux semaines. En théorie. Si quand même : Charlie ne fait plus taxi mais barman. Diallo, l’un des gardiens dont j’étais le plus proche, a quitté Diambars pour Fram. On lui propose là-bas un meilleur salaire et l’opportunité de toucher des pourboires. Il faut bien avouer qu’à Diambars, le pourboire se fait rare. Sinon, les 89-90 ont battu deux équipes de première division au cours d’un tournoi la semaine dernière. Il n’y a pas eu de deux sans trois : ils ont perdu 3-1 dimanche contre la Douane. Quatre jeunes de la promotion sortant dans six mois ont été sélectionnés en équipe nationale juniors cette semaine. Huit étaient présélectionnés. Voilà tout de même des éléments de réponse à la fréquente question que l’on me posait en France : « Il y en a des bons ? » Bonne nouvelle : la tecktonik n’est pas apparue pendant mon absence et aura disparu avant même que les jeunes n’aient eu vent de son existence.

22 janvier 2008 - Lire la suite Tags: none

Gentil Bernie

19 janvier 2008 - Lire la suite Tags: none

La presse sénégalaise, ce régal

A part lorsqu’on nous sert des bananes et des mangues, j’ai rarement dessert plus succulent que la presse sénégalaise. Celle-ci est capable de servir des perles de toute beauté comme la presse française est incapable de nous en offrir. Je passerai sur le fait que le président est archi-médiatisé au point de rencarder Sarkozy au rang de coupeur d’oranges dans un club de district. Côté faits divers, dont elle est particulièrement friande, elle peut raconter les histoires les plus incroyables, les plus irracontables et les vendre avec cette classe internationale qui lui est propre. J’ai trouvé un délice paru hier dans le journal le plus lu du pays. C’est trop copieux pour moi, on va donc le partager ensemble.

 

Traîté de PD et d’analphabète : «Sannéex» se transforme en Jet Lee sur la Vdn

Tel un acteur principal dans un film, «Sannéex» a pris le jeune homme par les rastas, les a tirés, avant de lui donner un coup de genou. La scène se passe de commentaires. Le jeune l’a d’abord traité d’analphabète, ensuite de Pd, lui et Cheikh Ndiaye.

Quelle mouche a bien piqué cet homme ? En tout cas, ce n’est pas demain qu’il va refaire la même chose dans la rue. L’homme a passé un quart d’heure difficile avant de se retrouver avec un œil enflé. Et tout cela pouvait être évité si chacun s’était occupé de ses oignons. Un témoin oculaire raconte que tout est parti d’une demande d’autographe. Une jeune fille ayant aperçu la star du groupe théâtral de Thiès, s’est approché de lui pour qu’il lui signe un autographe. Ce que «Sannéex» Samb a accepté avec joie. Il était avec Cheikh Ndiaye dans sa voiture. Le jeune homme qui est tombé sur l’action, a dit à la fille, sur un ton moqueur, qu’elle ne doit pas demander à «Sannéex» Samb de lui faire un autographe car, il n’a pas fait les bancs. Face à cette déclaration «Sannéex» a tout simplement souri. Mais son compagnon a répondu au jeune homme. Lui jetant que «Sannéex» est plus instruit que son père. Tellement il était écoeuré par le comportement du jeune homme. Ce dernier a alors répliqué, en traitant M. Ndiaye de Pd. Car, il se comporte comme tel dans les pièces. Lorsque les échanges ont commencé à s’accentuer, «Sannéex» est descendu de voiture pour calmer le jeune homme. Mais c’était sans compter avec la détermination de celui-ci. Il voulait en découdre avec M. Ndiaye. A défaut de cela, il a tout simplement balancé à «Sannéex» qu’il est comme M. Ndiaye. Qu’il est aussi un Pd. C’est alors que le comédien a perdu patience. Il a d’abord pris le jeune homme par les rastas. Le jeune homme a empoigné le collier qu’il portait. Il s’en est suivi une pluie de coups et ce, comme dans un film de karaté. Cette fois, «Sannéex» a donné un coup de genou au jeune homme. Qui s’est retrouvé avec l’œil enflé. Des passants sont intervenus pour les séparer. Et le jeune homme est parti. Joint hier au téléphone, «Sannéex» a confirmé l’information. Avant de déplorer ce qui s’est passé. En précisant que le jeune l’a poussé à bout. Mais qu’il se désole de l’attitude de ce jeune homme, et de beaucoup d’autres qui l’appellent pour l’insulter ou pour lui dire des insanités, alors qu’il ne cherche qu’à divertir les Sénégalais. On a tenté en vain d’entrer en contact avec le jeune homme, dont nous ignorons le nom.



Même la chute est un régal d’absurdité. Et vous, qu’en dîtes-vous ?

17 janvier 2008 - Lire la suite Tags: none

Cimetière Adidas

14 janvier 2008 - Lire la suite Tags: none

A l’ombre, avec un jaune, y’a pas de quoi se rendre chèvre

10 janvier 2008 - Lire la suite Tags: none
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