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du Journal SUD OUEST

Les Lionceaux de la Teranga
Le Sénégal depuis l’institut Diambars, centre de formation de jeunes footballeurs

De Diambars

Sport-études, institut du sport, centre de formation… Peu importe la terminologie exacte, Diambars forme des jeunes footballeurs, âgés entre 13 et 18 ans, mais pas seulement à taper droit dans un ballon rond. Considérant le paramètre qui veut que toute une promotion ne gagnera pas sa croûte sur une pelouse que l’on dirait taillée chez le barbier, l’essentiel du temps est consacré au travail scolaire. Avant d’en faire des footballeurs, on veut en faire des hommes et les moyens sont donc en conséquence (jamais plus de dix par classe, présence d’une classe multimédia, etc.). Cette année, Diambars est la deuxième école du département à présenter les meilleurs taux de réussite au brevet des collèges (82%). Pas mal pour des adolescents recrutés uniquement sur des critères footballistiques – pour certains analphabètes à leur arrivée – et qui, si on leur demandait, choisiraient de débaptiser l’aéroport dakarois Léopold Sedar Senghor pour le renommer El Hadji Diouf. Mais, que je sache, on ne leur a pas demandé.

Tout cela se passe 60 km au sud de la capitale, à Saly Portudal, station balnéaire par excellence. Diambars a ouvert ses portes il y a quatre ans et a depuis établi un partenariat avec l’Unesco, séduit par le concept. Installé sur 15 hectares à la sortie de la ville, l’institut a été fondé par Jean-Marc Adjovi Boco, ancien latéral gauche emblématique du RC Lens, Bernard Lama, longtemps gardien de l’équipe de France et du Paris Saint-Germain, Saer Seck, homme d’affaires dakarois et ancien international junior et enfin, le très populaire Patrick Viera, capitaine de l’équipe de France, sénégalais d’origine.

Cette saison, 89 jeunes footballeurs sont de la partie.

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